[Image à la une : l’étang, photo prise en 2018]
Depuis la centrale de Saint-Estève-Janson – peu de place de stationnement -, c’est le moyen le plus rapide de parvenir au château ruiné. Ce circuit ne diffère de ceux de 2014 que par le passage dans le lit majeur de la rivière, sans risque en l’absence de crue.
Saint-Estève-Janson est la commune formée en 1790 par la réunion de Saint-Estève et de Janson.
Quatrième visite du château, au départ de la centrale avec André qui connait les lieux également ; qu’est-ce qui a changé 8 ans après ? Qu’ai-je appris de plus ? Ne voulant pas répéter ce qui a déjà été écrit, je vous rappelle les articles déjà publiés :
Saint-Estève-Janson par la digue, 2014, départ centrale
Le château de Saint-Estève-Janson, 2014, départ centrale
De l’abbaye de Sylvacane à Saint-Estève-Janson, 2018, départ abbaye
La météo ce jour à saint-esteve-janson/13 :
Avec le vent et la température ressentie
Le canal EDF alimente désormais le canal de Marseille que nous allons longer tout à l’heure. Nous traversons la route ; départ dans un sous-bois prometteur ; une ancienne martelière nous rappelle qu’un canal autrefois irriguait les terres.



Nous passons sur la digue, entre étang de la Réserve volontaire des haras de Saint-Estève – une ancienne gravière – et la ripisylve de la Durance bien conservée dans cette partie.
En vue du château, propriété privée non indiquée et sans avertissement sur les risques encourus pour ceux qui le visitent, nous montons en mode sanglier, les quelques mètres qui nous séparent de la cheminée monumentale ; elle ne semble pas s’être dégradée davantage.
Ensuite nous cherchons comment descendre au niveau inférieur du bâtiment ; de nombreux murs de pierre masqués par la végétation délimitent un long rectangle contenant les pièces en enfilade. Nous trouvons un passage qui amène devant la citerne, profonde et toujours non protégée : un tronc d’arbre maigrichon n’est sûrement pas suffisant ; un autre danger potentiel le regard à droite. Nous nous dirigeons vers l’extrémité de ce couloir ; ce que je n’avais pas remarqué la dernière fois, c’est la profonde encoche verticale qui me laisse penser qu’il s’agit peut-être de la glissière d’une herse ; dans le mur derrière une pierre en saillie que j’identifie à la tête d’un animal (!) ; en angle droit l’abside de la chapelle.





La brochure éditée par l’Association La Salluvienne, A. Ibghi, P. Couret, Saint-Estève-Janson : Du castellas de Gontard au château des Janson, bulletin n°14, hiver 2025, ne m’apprend rien sur l’architecture du château détruit au moment des guerrres de religion vers 1560 ; plus de trace de la bastide de Janson figurant sur un plan du XVIIe ; mais la brochure cite un acte notarié du 3 octobre 1541 qui nous renseigne sur les possessions de la famille Forbin-Janson-Villelaure ; c’est Antoinette de la Terre (mariée à Jean III de Forbin), qui s’exprime : […] fais dénombrement des fiefs que j’ai, tiens et possède en ce pays de Provence : la place et baronnie de Villelaure et Trés-Emines, la place et le chateau de Janson, la place et chateau de la Roche-d’Anthéron, la seigneurie de Gontard.
C’est Gontard qui retient mon attention car, comme le rocher de Janson (exploité au moins depuis la fin du xve siècle), c’était un port pour la traversée de la Durance en bac à trailles, mentionné dès 1037. Le bac dépendant du castrum de Gontard, ça veut donc dire que nous ne connaissons pas encore un des plus vieux castrum de la région !
Gontard fait partie des fortifications précoces au bord de la Durance, en face de Cadenet, sur une terre appartenant à l’Eglise Saint-Victor de Marseille. Et en 1079 un autre acte […] signale qu’il y avait encore près du Gontard de la Durance une église (ou chapelle) Saint-Victor avec un port ou un bac adjacent et sa barque. Histoire du Luberon : le premier moyen-âge, ©J. Méhu, Cadenet, 2021
Mottes castrales en Provence, dont Gontard
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